Guide Automobiles Anciennes - Retour à la page d'accueil
Guide des Démarches - Votre département - Guide des Hôpitaux et cliniques - Guide des Maternités - Guide Médicaments - Guide des Lycées
Guide Tourisme France - Guide Baignades - Guide Campings - Guide Automobiles Anciennes - Journées du Patrimoine
Accueil   Musée Automobile  Dossiers   Actualités   Films et séries  Associations  Agenda  
Guide AutomobilePublicité

Amédée Bollée, diligence à vapeur du marquis de Broc
Amédée Bollée, diligence à vapeur du marquis de Broc
(doc. Yalta Production)


Publicité

abonnement

Musée France Musée Europe
Musée Amérique
Musée Asie

Anciennes Amédée Bollée, père et fils

(les autres constructeurs en cliquant dans la colonne de droite > )

Amédée Bollée, père et fils

Amédée Bollée est probablement le premier constructeur automobile au monde, en construisant en 1873, le premier véhicule routier autonome pour particulier : l'Obéissante (les anglais construisaient déjà les premières malle-poste à vapeur). Il est fils d'industriel fondeur de cloches et fondeur lui-même. Il aura 3 fils dont 2 produiront des automobiles.

L'Obéissante


L'Obéissante malgré son système de propulsion à vapeur lourd, encombrant et contraignant, est déjà par bien des aspects une automobile telle qu'on peut l'entendre aujourd'hui.
Elle est montée sur 4 roues, les 2 roues arrière étant propulsives et les roues avant directrices, grâce à un système à double pivot techniquement élaboré. Ces 4 roues disposent de suspensions indépendantes à ressorts.
En 1875, Amédée Bollée effectue le trajet Le Mans-Paris en 18 heures à bord de l'Obéissante. L'histoire retient que lors de cette aventure, l'inventeur recueille également 75 procès-verbaux, une innovation en pousse une autre.
La démonstration est faite, mais l'objet très lourd (4800 kg) n'est pas suffisamment pratique pour séduire les acheteurs.

La Mancelle


En 1878, la Mancelle succède à l'Obéissante. Elle peut transporter 9 personnes à 40 km/h sur une longue distance, une vitesse impossible à atteindre avec un attelage hippomobile.
La Mancelle est un succès auprès d'acheteurs fortunés et épris de modernité. Il s'en vend une cinquantaine.

Une activité ingrate


L'activité d'Amédée Bollée est en permanence menacée par les difficultés financières. Si la Mancelle connaît un relatif succès, les royalties promis par les allemands ne seront jamais versés.
En 1879, il réalise pour la Société Métallurgique de l'Ariège l'énorme Marie-Anne, un tracteur routier capable de tirer 80 tonnes.
A la suite de La Mancelle, Bollée conçoit une automobile plus petite et plus légère : La Rapide, qui atteint 62 km/h. En même temps qu'il fabrique des Rapides, Amédée Bollée se lance dans la construction de véhicules utilitaires et construit notamment, le tracteur routier Julia pour une carrière de la Sarthe.
En 1885 il réalise avec son fils Amédée son dernier véhicule, une malle-poste pour le marquis de Broc qui obtient l'autorisation de circuler uniquement entre son domicile sarthois et son château situé à Clefs près d'Angers.

Les fils d'Amédée Bollée


Amédée Bollée fils devient constructeur automobile sous le même nom. Il construit des automobiles jusqu'en 1923. Ses voitures s'illustrent dans les premières compétitions, notamment le premier Tour de France automobile de 1899.
Léon Bollée devient également constructeur et fonde la marque Léon Bollée en 1896.
Quant à Auguste, frère d'Amédée père, il hérite des éoliennes Bollée, imaginée par leur père, Ernest Sylvain Bollée. Plusieurs subsistent aujourd'hui et sont considérées comme des éléments du Patrimoine à sauvegarder. Voir, par exemple, l'Éolienne Bollée d'Esvres (37).

Amédée Bollée fils


Amédée Bollée fils travaille d'abord avec son père à la construction d'automobiles à vapeur. Mais sur les conseils de ce dernier, il se lance à son propre compte dans la construction de voitures muent par le pétrole. Il imagine de nombreuse améliorations sur les moteurs, comme le carburateur à gicleur noyé. Il imagine même l'ancêtre du turbocompresseur, une sorte de ventilateur capable d'accélérer l'alimentation en air, mais ce dispositif ne résiste pas à la température.
En 1896, il produit un vis-à-vis à moteur horizontal 2 cylindres de 6 ch et à transmission par courroie.
Une de ces voitures participa à la course Paris-Marseille-Paris mais s'écrasa contre un arbre.
En 1896, la production est lancée. De Dietrich achète les droits de fabrication pour l'Allemagne.
La production d'automobiles Amédée Bollée reste toutefois marginale et cesse en 1923 pour une reconversion comme sous-traitant automobile. Les segments AB sont encore aujourd'hui renommés et la société est probablement le plus ancien sous-traitant automobile encore en activité.

Musée Automobile Virtuel

Descriptions, fiches techniques, versions et photos des anciens modèles consultables pour Amédée Bollée, père et fils

(consulter la fichecliquez sur la photo du modèle pour consulter la fiche)
 

Amédée Bollée La Mancelle
Amédée Bollée La Mancelle (1878)
[9 photos]
Amédée Bollée, diligence à vapeur du marquis de Broc
Amédée Bollée, diligence à vapeur du marquis de Broc (1885)
[10 photos]
Amédée Bollée fils Vis-àVis
Amédée Bollée fils Vis-àVis (1895)
[5 photos]
 

Restons en contact

- n'hésitez pas à nous aider et faire des remarques sur nos fiches en écrivant à la rédaction.
- pour découvrir chaque mois les nouvelles anciennes présentées, inscrivez-vous gratuitement à notre Lettre mensuelle (pas de spam).

Ecrire à la rédaction Recevoir la lettre mensuelle Inscription d'un événement dans l'Agenda Inscription d'une association

Accueil   Musée Automobile  Dossiers   Actualités   Films et séries  Associations  Agenda  
Guide des Démarches - Votre département - Guide des Hôpitaux et cliniques - Guide des Maternités - Guide Médicaments - Guide des Lycées
Guide Tourisme France - Guide Baignades - Guide Campings - Guide Automobiles Anciennes - Journées du Patrimoine